Existe-t-il des différences entre Istanbul européen et asiatique ? Bien qu’il s’agisse de la même ville, le détroit du Bosphore sert de frontière entre les deux côtés, et pas seulement de type géographique : l’ambiance et les attraits sont différents, intéressants de différents points de vue. Nous en parlons dans les lignes suivantes et vous pourrez le confirmer (ou non) lors de votre voyage avec nous, car nous pouvons concevoir un programme sur mesure.
Deux histoires distinctes
Tout d’abord, il convient de rappeler que l’évolution de la ville n’est pas la même dans la partie européenne et dans la partie asiatique. On peut dire que le noyau fondateur et la base historique de la ville se trouvent du côté européen. Ici, plus précisément dans la péninsule antique, se trouvaient la grecque Byzance et la romaine et byzantine Constantinople, ainsi que des colonies de commerçants étrangers comme celle des Génois dans le quartier de Beyoglu.
En revanche, la rive asiatique de l’actuelle Istanbul a connu un autre développement, avec deux enclaves distinctes : Chrysopolis, de fondation grecque antérieure à Byzance, et Chalcédoine. La première correspond à l’actuel quartier d’Uskudar, et la seconde, à celui de Kadikoy, toutes deux conquises par les Ottomans avant la chute finale de Constantinople (1453).
Les principaux monuments, du côté européen
L’une des différences entre Istanbul européen et Istanbul asiatique est que le premier abrite les principaux monuments et, par conséquent, les attractions touristiques. C’est le cas de la place Sultanahmet, de la mosquée Sainte-Sophie, de la mosquée Bleue ou du bazar aux épices. Et de l’autre côté de la Corne d’Or (également du côté européen), la Tour de Galata ou la zone d’İstiklal Caddesi. De plus, les grands musées de la ville se trouvent également ici, comme les musées archéologiques ou l’Istanbul Modern.
Cela ne veut pas dire que le côté asiatique est dépourvu de monuments. En fait, son attrait réside dans le fait qu’ils sont moins visités par les touristes, mais la beauté de ceux-ci est comparable dans de nombreux cas, comme la mosquée de Semsi Ahmed Pasa.
Vie populaire et moderne, du côté asiatique
Bien que le côté européen d’Istanbul possède des icônes de la ville moderne, comme le port de croisière Galataport, on peut dire que le pouls de la vie quotidienne est plus populaire du côté asiatique, avec des marchés où les touristes sont clairement minoritaires, comme le marché alimentaire de Kadikoy. De plus, en raison d’une plus grande disponibilité de terrains, d’autres projets emblématiques de l’Istanbul moderne ont été entrepris du côté asiatique, comme la tour de communications Çamlıca, dont les lignes ondulantes sont visibles depuis de nombreux points de la ville et constituent l’équivalent avant-gardiste de la tour médiévale de Galata.
Le voyage entre les deux côtés, un autre attrait
Malgré ces différences entre Istanbul européen et Istanbul asiatique, il est difficile de choisir l’un ou l’autre. En fait, il vaut la peine de connaître les deux. Et si vous optez pour cette idée, vous verrez que le voyage entre les deux rives est tout aussi intéressant, surtout si vous décidez de le faire par le biais d’une croisière sur le Bosphore, qui offre des vues uniques des deux parties. De plus, dans les eaux du Bosphore se trouve un autre point d’intérêt : celui de la tour de Léandre, plus proche de la rive asiatique, mais uniquement accessible en bateau.
Comme vous pouvez le constater, tant le côté européen que le côté asiatique ont beaucoup à offrir. Dans les forfaits de courte durée, le programme se concentre sur les attraits de l’Istanbul européen, car c’est la zone la plus monumentale. Mais si vous avez suffisamment de temps, vous pouvez réserver une partie de votre temps pour visiter les lieux les plus surprenants du côté asiatique, qui ne vous laissera pas indifférent.


